CHARTE DE FIGUIG

POUR LA LANGUE, LA CULTURE

 ET LE  DEVELOPPEMENT

 

 

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 Projet



Pour tout contact : figuig.charte@hotmail.fr



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1) Préambule

 

 

La présente charte considère que la ville de Figuig est l’entité historique et immuable de base. Les sept villages anciens et nouveaux qui la composent sont : At Nnej, At Ouattay, At Sliman, At 3amer, At Lema3iz, At 3addi et Iznayen. Cette entité représente la source originelle et authentique de l’identité linguistique et culturelle amazighe figuiguienne.

Bien qu'elle vise une communauté spécifique, La « Charte de Figuig pour la Langue , la Culture et le Développement », est universelle susceptible d’extension à toutes les composantes des amazighes dans le monde.

 Toutes catégories de signataires peuvent approuver librement les principes énoncés dans la charte.

 

  2) Langue et culture

 Il existe un clivage entre une langue amazighe, toujours riche et vivante, risquant le repli sur elle-même, et une langue arabe dominante qui l'ignorait trop souvent. La présente charte vise, par un ensemble de principes et d’actions appropriées, à nourrir la vie culturelle, sociale et économique de la ville et la communauté de Figuig des éléments caractéristiques de la langue et de la culture amazighe.  

  Il s’exprime un besoin d’une reconnaissance soutenue de l’identité linguistique et culturelle de Figuig comme une ville appartenant à l'identité amazighe des origines à nos jours.  La référence identitaire des composantes ethniques de Figuig n’est possible que dans l’amazighité originelle de cette contrée.   La langue amazighe est aussi l’identité commune à toutes les populations, originaires et immigrées, qui constituent cette ville séculaire.

De ce fait, les signataires de cette charte approuvent cette réalité et reconnaissent l’identité amazighe de Figuig.  

 La charte appelle à agir contre la fragmentation intra-communautaire séculaire et persistante de la société figuiguienne.

Il s’exprime chez les jeunes et les moins jeunes, autochtones figuiguien ou ceux vivant dans la diaspora, un besoin d’appropriation de l’identité amazighe. Ceux-ci sont à la quête de leurs particularismes culturels enrichissants afin d’y exprimer leur reference identitaire, leur manière d’être et de vivre le passé, le présent et le futur.

La référence à cette identité amazighe doit nécessairement coexister avec celle des autres peuples du monde.

 La pratique du parler amazigh à Figuig et dans la diaspora est menacée de recul à cause du phénomène de l'émigration et l’hémorragie de sa jeunesse. La renonciation définitive au berbère contribue progressivement à ce repli et à sa disparition tant au niveau local que dans les villes et les pays d’accueil.

  La variété dialectale de Figuig appartient à l'amazighité Africaine et Nord Africaine qui s’étend de Siwa (en Egypte) jusqu’aux îles Canaries. Cette variété pourrait être proche du Rifain et, elle est encore plus voisine de celles parlées au-delà de la frontière (Algérie, Libye), on peut considérer qu’elle constitue géographiquement le trait d’union des variétés de Tamazgha.

    Il s’exprime dans le monde amazigh un besoin de standardisation de la langue aux fins de son unification. Cela nécessite le suivi des diverses modifications des dialectes existants qui comprennent tous des mots étrangers.  

Il convient d’admettre ces transformations avec pragmatisme, notamment sur le plan lexical. L’élaboration d’un lexique doit tenir compte de toutes les variétés amazighes existantes en Afrique y compris celle de Figuig.   

 L'objectif de développement de la langue amazighe repose entre autres sur sa transcription et son introduction dans les programmes scolaires et universitaires.

 La charte de Figuig considère que l’alphabet Tifinagh représente un patrimoine historique fort quant à son originalité et sa valeur symbolique. Il ne demeure pas moins que son utilisation nécessite un effort et un apprentissage supplémentaires pouvant décourager des candidats à l’initiation à la langue amazighe. De plus, les moyens technologiques de communication actuels du type Internet par exemple, et, du fait que beaucoup d’auteurs ont édité un nombre important d’ouvrages parmi les plus connus en caractère phonétique internationale (latin). La transcription latine offre l’avantage d’être largement accessible. L’initiation au Tifinagh pourrait être utilisée comme une discipline parallèle et complémentaire.

Il est indiqué que la charte de Figuig favorise l’option de transcrire l’amazighe en alphabet phonétique international.  

Le patrimoine culturel de Figuig subit le phénomène de substitution et de dénaturation quant à la désignation sémantique d’origine. La tendance est à l’arabisation accélérée en l’occurrence, puisque bien des mots en langue amazighe ont disparu du langage ou risquent de l’être, à cause du remplacement de leurs appellations initiales : Les noms des Ksour (villages mitoyens) de Figuig à titre d’exemple, les noms d’objets usuels, les noms de rue, etc. ont été substitués.

 Il convient donc de veiller à l’authenticité de la sémantique amazighe.

 

   La transmission de la langue amazighe aux enfants se raréfie considérablement. Comme pour la transmission des autres valeurs culturelles et sociales, c’est un devoir et une responsabilité morale et historique qui incombe directement aux parents à l’égard de leurs enfants. L’apprentissage de la langue maternelle devient souvent plus difficile à l’âge adulte.  C’est en même temps un droit de l’enfant à acquérir la langue de ses parents, et/ou de ses grands parents. 

De même pour la transmission des prénoms et des noms amazighes. Elle est aujourd’hui occultée, laissant place à la propension moyen-orientale ou occidentale dans ce domaine.

En conséquence il convient de sensibiliser l’opinion afin que la transmission des deux langues maternelles (et/ou paternelle s’il y a lieu) à leurs descendants se poursuit de génération en génération, y compris dans le cas d’un mariage mixte.

 La charte de Figuig recommande aux jeunes mariés ainsi qu’aux moins jeunes la préférence des prénoms des noms amazighs. De même qu’elle appelle les autorités locales, nationales et consulaires à la démocratisation de d’Etat civil et à la levée définitive de l’entrave aux requêtes des citoyens à ce sujet.

  Les efforts des Etats et gouvernements en Afrique du Nord en faveur de la langue amazighe sont insuffisants. Un appel à la mobilisation des associations s’avère nécessaire, notamment en faveur d’une réforme constitutionnelle instituant l’amazighe, à moyen terme, comme langue nationale officielle.  Les Etats doivent veiller à garantir, au plus vite et en priorité, l'originalité des bastions amazighs rescapés de la domination de la langue arabe. Cependant cette dernière ne serait probablement plus la seule langue concurrente car dans les grandes métropoles des pays d’origine, le français puis l’anglais compromettrait aussi le processus de disparition de la langue amazighe.

Il est donc judicieux de recommander l’adoption de l’amazigh par les parents comme première langue (maternelle) d’une part, et l’apprentissage d’un maximum d’autres langues, à commencer par l’arabe, puis le français, l’anglais, l’espagnole, etc., mais aussi l’esperanto qui est une langue universelle.

   Les cérémonies anciennes et nouvelles spécifiquement amazighes telles que la célébration de l’an amazighe par exemple, font partie de la culture amazighe et doivent être l’occasion de manifestations festives et radieuses.

 

 La présente charte appelle l’opinion à multiplier les occasions de fêtes, et les gouvernements à accorder une journée chômée et payée pour observer le début de l’an amazigh.

  Il est d’usage que l’affichage du soutien à l’amazighité de Figuig puisse être exprimé par le symbole du « drapeau berbère ». Il se caractérise par les trois couleurs : bleue, verte et jaune, parfois frappé au centre de la lettre Z de couleur rouge et en caractère Tifinagh.

Ce drapeau est un moyen d’expression spécifique et pacifique reconnu comme représentant l’appartenance, l’unité et la solidarité dans l’amazighité.

 Au Maroc, l'existence de l'Institut Royal de la Culture Amazighe représente une évolution importante dans le processus de reconnaissance de la langue et la culture amazighes. C'est un acquis important obtenu grâce à la force de l’histoire, l’évolution des sociétés d’une part, les forces vives et la détermination des militants amazighes d’autre part. Il s'avère cependant qu’en pratique, cette institution est sujette à des opérations de détournement et risque d’être vidée de son contenu.  Certaines forces tentent de l’éloigner de sa fonction première et, actuellement, le développement de la langue et la culture amazighes vire plutôt au développement économique dans le discours et dans les faits.

 Face à cette dépravation, le rôle des associations issues du mouvement amazigh s’en trouve plus que jamais déterminant, notamment pour veiller à lutter contre une réaction qui se traduit par le refus de la première langue du Maroc et de l’Afrique du Nord, comme du refus du progrès, du développement des institutions ainsi que l’instauration d’une véritable démocratie dans nos pays.

  La résistance aux changements existe au sein même de la société figuiguienne. Elle est liée à l’histoire de l’Ecole à Figuig. En effet, la référence à l'identité amazighe de Figuig était complètement occultée. Elle a été négligée à l’école y compris sous le protectorat français. Des anciens figuiguiens résistants de l'époque y ont joué un rôle négatif. Leur obédience était autant politique que pan arabiste que religieuse, opposés à l’existence des écoles françaises à Figuig de l’époque, ils décidèrent alors de créer la célèbre école "Annahda" de la seule expression arabe à Zénaga, puis « Alhassania » à At Aaddi. Croyant bien faire et en faisant référence à la religion, ces anciens résistants ne se sont pas préoccupés de la langue amazighe comme une langue digne d’être développée et enseignée à son tour. Quelques années plus tard, après l’indépendance, "Annahda» devient bilingue (arabe/français), pendant que « Alhassania » demeurait encore attaché à la seule langue arabe, d’autant plus que des écrits émanant d’auteurs originaires de Figuig, anciens élèves de ces écoles, ont emboîté le pas pour éloigner encore plus Figuig de son histoire véritable et son identité amazighe.

 La charte considère que ce vécu au niveau local, baigné dans un contexte de guerres des indépendances à l’échelle des pays « dits arabes », a porté un sérieux préjudice à la langue amazighe locale, empêchant ainsi son développement durant de longues décennies.

  Aujourd’hui encore, une génération affiliée, nostalgique du même genre d’école tente d’en perpétuer les pratiques au lieu de rectifier les erreurs du passé et de l’histoire de Figuig. Les tenants de l’arabité tentent de contrecarrer les efforts fournis par le mouvement culturel amazigh, en empêchant localement son épanouissement. Celui-ci est confronté à un verrouillage hermétique formé par certaines personnes véreuses qui entreprennent des opérations discrètes et pernicieuses anti amazighes. Tantôt sous prétexte géopolitique de la région, mais surtout par l’instauration d’un vrais système de monopoles tous azimuts (culturel, politique, vie associative, etc.). Ce système, détenu par quelques personnes zélées, est mis en place pour essayer d’étouffer un mouvement pacifique amazigh pourtant bien présent à Figuig et en dehors, mais qui ne cesse de rencontrer des obstacles : Les entraves aux libertés d’organisation, d’expression et de regroupement ainsi que le refus d’aide matérielle (les locaux de réunion par exemple).   

   La variété amazighe de Figuig a résisté jusqu’alors et malgré tout à la domination de la seule langue officielle actuelle, malgré des emprunts à celle ci, notamment suite à un fort taux de scolarisation des enfants dans une école où la langue amazighe était absentente. Cette domination passe aussi, chez une certaine catégorie d'individus, par la sacralisation de la langue arabe en tant que langue du coran, oubliant d’idée qu'on puisse rester fidèle à ses croyances et sa religion, à l’instar des autres peuples,  sans pour autant renoncer sa langue d'origine. Cette tendance s’adonne, au nom de l’arabe unique et sacré, à la culture du mépris de la langue et du peuple amazighe.

   Le mouvement culturel Amazigh mondial, reprend ses forces aujourd’hui. Il coïncide avec un certain marasme du mouvement associatif parfois trop généraliste. Ce dernier n’ayant pas encore pris conscience afin d’intégrer le développement de l’expression amazighe comme une stratégie au sein de l’espace associatif. Pourtant, les revendications linguistiques et culturelles sont d’actualité en cet avènement de la globalisation.

  Il convient donc de remplir une mission d’unité dans la diversité, en créant les différentes structures appropriées notamment associatives dont le domaine de la langue et la culture Amazighes.

 3) Développement économique

  Partant du constat de la situation économique actuelle, caractérisée par le chômage des populations autochtones. Cette situation condamne le jeune figuiguien à l'exode, ce qui contribue inexorablement à l’appauvrissement de l’identité culturelle figuiguienne.

   Il est nécessaire de construire un tissu économique organisé, durable et solidaire, respectant l’homme, la nature, la langue et la culture ; garantissant le développement de l’emploi local ; permettent de lutter contre l’exode et garantir aux habitants de Figuig un niveau qui leur permet d’y vivre, d'y travailler et de s'y divertir.

 Il s’exprime chez un nombre de jeunes et d’adultes non résidents mais originaires de cette ville, une volonté de retour à la terre de leur parents et grands parents. Cette oasis les habite et les fascine parfois au point où certains d’entre eux expriment leur préoccupation quant à l’avenir socioéconomique local. Leur enthousiasme pour agir dans ce sens est évident et, il appartient autant aux décideurs qu’aux associations de canaliser cet enthousiasme afin de répondre à ces préoccupations.

  Les productions culturelles en langue amazigh, notamment à Figuig, se trouvent rares tant sur le plan de l’édition littéraire et la production artistique que sur le plan scientifique, didactique, technologique, audiovisuel, etc. Elle se trouve de ce fait riche en opportunités dans la recherche et la créativité. La production artisanale à Figuig demeure, aujourd’hui encore, balbutiante, tout comme les productions musicales et artistiques.

  Le développement de la langue amazighe est le corollaire d’une conjonction entre le développement culturel et le développement économique. L’impact de la production dans la branche culturelle, peu exploitées actuellement, permet des retombées économiques, sociales et culturelles réelles. Cette complémentarité culture/économie répondra à des besoins non encore satisfaits dans les diverses activités culturelles, en particulier dans les domaines artistique et la littérature d’expression amazighe.

   Sur le plan local, le secteur culturel aura pour conséquence la création d’emplois de type nouveau car inexistant actuellement. Il participera ainsi à l’économie de la région en favorisant la progression du taux de croissance démographique. Une croissance longtemps restée proche de zéro, lorsqu’elle n’est pas négative, à cause de l’émigration régulière des jeunes autochtones.

      Mais les réponses appropriées impliquent une mobilisation sur la base des principes d’équité énoncés ci après et visant une économie sociale ouverte et durable.

   Le développement durable, la promotion de l’épargne solidaire, le commerce équitable, le tourisme solidaire, la création d’entreprises sous forme de Sociétés Coopératives Ouvrières de Production (S.C.O.P), P.M.E, banques de développement économique ; favorisant l’utilisation des énergies alternatives et des technologies nouvelles dépourvues de nocivité pour l’homme et la nature. Ce type d'économie constitue une alternative à celle basée sur la seule loi du capital et du profit.

   Le dialogue, l’ouverture, la coopération avec les acteurs du mouvement amazigh et du reste du monde, sont nécessaires dans tous les domaines de la société. 

  Le dialogue repose sur la création de lieux communs d’échanges, de structures organisées avec des personnes, des associations sous leurs divers statuts, des coopératives de production, des entreprises, etc.). L'ouverture de la culture amazighe aux cultures du monde et à la coopération sans frontière.

   Les efforts de production de biens et services, par des individus ou des groupements d’individus, allant dans le sens de la promotion de l’expression culturelle amazigh doivent être fortement encouragés et soutenus. 

   Les droits moraux et patrimoniaux, lorsqu’ils sont réclamés par leurs auteurs doivent être respectés. C’est l’une des garanties du développement de la culture ainsi que de la pérennité du travail de l’auteur et son épanouissement. Les copies d’œuvres de quelque nature que ce soit ne doivent se faire sans l’accord de leurs propriétaires authentique.

 Il convient donc de promouvoir le partenariat et les productions dans toutes les branches culturelles d’expression amazighe.

   Figuig est une région frontalière enclavée, La présente charte appelle à ce que les frontières soient ouvertes afin que les personnes et les biens puissent circuler librement et sans encombre, et que cette région redevienne un carrefour de développement et d’échanges.

  En revanche  l’ouverture ne doit pas nous faire oublier ses effets pervers. La mondialisation ne se fera pas sans incidences sur la culture locale. Bien que la ville de Figuig paraisse géographiquement aussi enclavée, il est légitime de la préserver de ces effets néfastes, restaurer son identité et son originalité culturelle.

La globalisation de l’économie, qui s’imposera au monde entier, remet à l’ordre du jour les langues et les autres spécificités locales. Celles ci risquent à coup sûr d’être injustement compromises suite à de nouveaux paramètres liés à une activité économique plus soutenue. Le paramètre démographique (nouvelles affluences de populations hétéroclites) va jouer,  à terme, en faveur de la langue dominante et au détriment de la langue amazighe déjà menacée de disparition. Ce scénario est déjà vécu sur le plan national, autant au Maroc que dans le reste des pays dit « maghrébins », l’histoire récente nous a appris que l’effet de l’urbanisation de régions géographiques entièrement berbérophones à l’origine a causé la généralisation de la seule langue arabe. La langue amazighe a donc totalement disparu dans ces régions. Figuig est en train de subir le même phénomène en dépit de l’absence d’une activité économique susceptible de créer des emplois.  

 4) Déontologie de la charte

    Considérant que la charte est en accord avec les principes énoncés dans :   

La Déclaration Universelle des Droits de l'Homme ;

 Les Pactes des Droits civiques, politiques économiques et culturels ;

Charte européenne de l’économie sociale ;   

La Charte africaine pour les Droits de l'Homme et des Peuples ;

-          La Charte d'Agadir pour la défense et la promotion de la culture amazighe ;  

 Et en particulier ce qui suit :

  - La Charte de Figuig opte pour la défense pacifique et la promotion de la langue et la culture amazighes. De même qu’elle défend la liberté d’opinion. Mais en même temps elle récuse l’interprétation de l’histoire de l’Afrique du Nord, par quiconque, dans le but de minimiser de l’importance de la langue et de la culture amazigh ou détourner l’opinion publique par des affirmations historiquement non vérifiable. De même qu’elle révoque l’étiquette « Maghreb arabe », appellation erronée trop souvent utilisée pour désigner le « grand Maghreb » et, de préférence, TAMAZGHA.

  - Les valeurs humaines universelles, et les libertés individuelles, la tolérance entre croyants et non croyants, pratiquants et non pratiquants, l’égalité de l'homme et de la femme ainsi que le respect des droits de l’enfant doivent être respectés.

-         La charte réfute l'extrémisme religieux et les autres extrémismes. De même qu’elle se prononce contre la peine de mort, la torture, l’exploitation, l’asservissement, l’esclavagisme moderne et la ségrégation sous toutes ses formes. 

-          La présente charte appelle les populations résidentes se proclamant non amazighophones (berbérophones) à l’importance du présent enjeu en s’intégrant volontairement dans la culture locale afin de préserver le patrimoine linguistique original amazighe de Figuig. Elle les incite à adopter la langue amazighe comme leur première langue usuelle et la transmettre à leurs enfants.

 - La charte appelle à la culture de paix à la solidarité entre les peuples, contre les guerres.

  - La solidarité avec les autres langues et cultures minorisées dans le monde est un principe naturel qu’il convient de cultiver.  

 

 5) Suivi de la charte

    La Charte de Figuig engage librement ses signataires à :

   1. accepter l’ensemble des principes énoncés dans la présente charte en donnant, par contact direct, par courriel ou tout autre moyen, son nom patronymique ou raison sociale, son prénom et sa profession (ou activité) le cas échéant, au « Comité de validation des signatures »  ;  

    2. donner son accord afin que le nom, prénom et profession soient cités de façon orale et/ou par écrit, édité ou publiés sur tous les supports existants ou à venir ;

  3. diffuser l’information en vue de faire connaître la charte ;  

 4. agir concrètement et contribuer autant que possible dans la consolidation des principes de la présente charte.

    « L’Association pour la Charte de Figuig » (e-mail : a.c.f@hotmail.fr) siégeant à Paris et initiateur de la « Charte de Figuig pour la Langue, la Culture et le Développement » (C.F.L.C.D) est seule habilitée à collecter les signatures et à publier les noms des signataires.  

  

 6) Clause de modification de la « Charte de Figuig »

 Les éventuels amendements de La « charte de Figuig pour la Langue, la Culture et le Développement » sont recevables lors d’une dernière lecture collective publique à venir.

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